La ministre de l'Education nationale présente un exposé sur le budget de son secteur devant la commission des finances et du budget

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La ministre de l'Education nationale, Nouria Benghebrit, a estimé lundi le 09 novembre 2015 que l'augmentation du budget de fonctionnement consacré à l'Education dans la Loi de finances 2016 traduisait la priorité accordée au secteur en dépit de la conjoncture financière que traverse le pays.

"Le budget de fonctionnement de l'Education qui a progressé de 2,33% traduit la priorité accordée par l'Etat à ce secteur en dépit de la conjoncture financière que traverse le pays", a souligné Mme Benghebrit lors de la réunion de la commission des finances et du budget de l'Assemblée populaire nationale (APN) dans le cadre de l'examen du projet de budgets sectoriels pour l'exercice 2016.

"Les crédits inscrits au titre de ce budget sont destinés à couvrir les salaires et les subventions réservées aux centres, instituts et offices relevant de la tutelle" et à financer différentes activités éducatives et culturelles, a précisé la ministre, soulignant que la baisse du budget d'équipement était due essentiellement au retard accusé dans la réception des projets inscrits".

Mme Benghebrit a en outre indiqué que 9,8 % du budget de l'Etat a été consacré au secteur de l'Education qui " oeuvre à développer les modes de gestion et d'enseignement" tout en soulignant que " la tendance générale depuis 2015 consiste à rationaliser les dépenses et à définir les priorités notamment en ce qui concerne la formation et les ressources pédagogiques et à améliorer les conditions de scolarité".

Lors du débat, les membres de la commission ont salué les recommandations de la conférence nationale d'évaluation de la mise en oeuvre des reformes du système éducatif et les efforts du ministère pour la relance du secteur en général.

Les députés ont évoqué d'autres questions concernant le secteur notamment la nécessité de généraliser l'enseignement de la langue amazighe à travers l'ensemble du territoire national, de confier la gestion des écoles primaires au ministère de l'Education au lieu de celui de l'Intérieur, de résoudre le problème de transport scolaire notamment dans les régions défavorisées outre la prise en charge des revendications professionnelles des travailleurs du secteur.

Ils ont également appelé au suivi des programmes, au contrôle de l'élaboration des manuels scolaires et à la révision du volume horaire pour les élèves des premiers cycles de l'enseignement.

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