Six secteurs gouvernementaux étaient au centre des questions des députés: efforts continus pour surmonter un certain nombre de lacunes dans divers secteurs

m-finance

Six ministres du gouvernement ont répondu à seize questions orales. Lors d'une séance pléniére tenue aujourd'hui, jeudi 17 septembre 2020, sous la présidence de M. Slimane Chenine, Président de l'Assemblée populaire nationale.

Le ministre des Finances, Aiman Benabderrahmane a affirmé, jeudi 17 septembre 2020, que la régularisation des statuts fonciers et la consécration des droits des propriétaires légaux dans le cadre de la loi, était une priorité de l'Etat.

Répondant à une question orale de la députée Hassina Zeddam, lors d'une plénière  sur le dossier de la régularisation foncière en suspens, le ministre des Finances a fait savoir que "les pouvoirs publics s'emploient à traiter les problèmes relatifs à la situation juridique pour permettre aux citoyens d'obtenir des actes de propriété de leurs fonciers dans un cadre légal".

Affirmant que l'assainissement du foncier était une préoccupation pour son département, M. Benabderrahmane a rassuré que les pouvoirs publics prendraient en charge ce dossier.

Depuis la fin des années 70, l'Etat a procédé au  cadastre des terrains permettant un règlement global de la situation foncière à travers tout le territoire.

Cet objectif stratégique tracé par l'Etat vise à recenser le foncier, relevant que la cadence du cadastre rural est désormais plus  développé par rapport au cadastre urbain.

Ce retard a poussé les pouvoirs publics à inclure le dossier dans la loi des finances complémentaire LFC 2020 pour traiter cette situation et accélérer le cadastre.

Le ministre a salué, à cette occasion, le projet de modernisation de la conservation foncière par la numérisation des documents et le cadastrage des terrains en vue de répondre aux besoins pressants en matière d'actes de propriété.

Concernant le renforcement du recouvrement fiscal pour renflouer le Trésor à l'ombre du stress hydrique que connais le pays, le ministre a souligné que la recette fiscale dépasse les 80% des objectifs tracés.

Pour ce qui est du recouvrement des dettes fiscales des années passées (reliquats), M. Benabderrahmane a fait savoir qu'en dépit des difficultés que connait le secteur, ses services font des "résultats acceptables" par rapport aux capacités disponibles ainsi que les complications relatives à l'évasion fiscale.

La direction générale des impôts œuvre actuellement à l'exécution d'une opération de qualité pour assainir ces dettes fiscales qui remontent à des années afin de définir leur nature et d'élaborer un fichier à gestion centrale et régionale.

Il a ajouté que l'administration des impôts connaît une période de transition marquée par les réformes structurelles, à travers la réalisation de centres d'impôts, la concrétisation de réformes techniques, l'amendement de textes législatifs et réglementaires et la réalisation d'un système informatique global dans les plus brefs délais.

A la question du député Safi Laarabi portant sur les préoccupations des présidents d'APC dans la wilaya de Laghouat sur le précédent contrôle fiscal, le ministre a estimé que l'intensification des appareils de contrôle et les services du contrôle fiscal en particulier permettent de garantir l'application de la législation et la réglementation notamment en ce qui a trait aux dépenses publiques.

Il a ajouté que le ministère des Finances envisageait d'introduire une série d'amendements au texte relatif au contrôle en amont, en insistant sur les dépenses publiques à impact financier considérable et de renoncer aux mesures administratives qui entravent dans une certaine mesure l'affectation des dépenses publiques et leur remplacement par des méthodes

et normes modernes de contrôle en amont sur les dépenses et le renforcement du rôle des services de contrôle financier.

A une autre question sur les préoccupations des commerçants dans la wilaya de Béchar, lesquels assurent l'approvisionnement des wilayas du sud-ouest et se plaignent des mesures d'obtention des autorisations de transport de marchandises, le ministre a indiqué que le système d'obtention de cette autorisation a connu des changements qualitatifs conformément aux dispositions du décret exécutif 73 de mars 2020.

 Parmi les changements introduits, la prise en charge des préoccupations des collectivités locales et les difficultés rencontrées dans l'application dudit décret relatif aux autorisations de transport de marchandises, en facilitant l'approvisionnement de la population en produits nécessaires et l'allègement des mesures inhérentes à cette autorisation pour développer les activités économiques au niveau de ces régions.

L'autorisation de transport est définie juridiquement par les dispositions douanières, a-t-il soutenu, citant certaines marchandises objet de trafic d'où l'exigence d'une autorisation de transport.

En vertu de la loi de 2019, la liste de marchandises concernées par l'autorisation a été révisée, a-t-il fait savoir, citant la suppression de certains produits, à l'instar des poissons frais ou congelés, le lait et produits laitiers, les jus et boissons gazeuses, l'oignon, les pâtes et le ciment, en leur qualité de produits indispensables pour les populations des zones frontalières, a-t-il rappelé.

m-ens-sup

Le ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Abdelbaki Benziane a annoncé,de nouvelles mesures juridiques visant à permettre aux Docteurs d'accéder à l'environnement socio-économique.

Lors d'une séance plénière de l'APN, consacrée aux questions orales adressées aux membres du Gouvernement, le ministre a souligné que le secteur "a engagé dans le cadre de son programme de travail stratégique une action à caractère prioritaire consistant en la proposition d'un statut pour les docteurs", ajoutant qu'il "œuvrera en concertation avec la Direction générale de la fonction publique et les différents établissements de l'environnement économique et sociale à concrétiser cette proposition sous forme de texte juridique".

"Ce nouveau texte de loi sera susceptible de générer de l'emploi dans d'autres secteurs, en dehors des établissements universitaires et derecherche en faveur de cette catégorie de diplômés hautement qualifiés", a soutenu le ministre.

M. Benziane a affirmé que le recrutement des titulaires de diplômes de Master et de doctorat "sera renforcé dans les plus brefs délais avec 2800 nouveaux postes budgétaires".

Le ministre a assuré, en outre, que la révision des conditions et règles de recrutement dans le secteur compte parmi "les priorités", soulignant que la question des vacataires "fait actuellement l'objet d'examen au niveau du secteur pour l'élaboration d'un projet de décret exécutif définissant le cadre général pour le recrutement et l'organisation des concours sur la

base des diplômes pour accéder au poste de maître assistant "A", lequel sera soumis, dès la finalisation de la concertation en cours avec les différentes parties concernées de la communauté universitaire et scientifique, aux autorités compétentes pour engager les mesures d'adoption et de validation".  

En réponse à une autre question orale sur l'équivalence des diplômes universitaires étrangers avec les diplômes algériens en général et l'équivalence des diplômes de BAC d'Al Azhar en particulier, le ministre a indiqué que "le traitement des dossiers d'équivalence est régi par les

dispositions du décret exécutif 95-18 de mars 2018, lequel fixe les conditions et modalités de reconnaissance des diplômes d'enseignement supérieur étrangers".

"La problématique de reconnaissance de l'équivalence des diplômes du BAC d'Al Azhar a été réglée, les titulaires de ce diplôme étant autorisés à s'inscrire dans les branches de l'enseignement supérieur, liées à leur diplôme", a-t-il ajouté.

Dans ce contexte, le ministre a indiqué que "les services en charge de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique ont octroyé plus de 30 équivalences de diplômes universitaires, dont les titulaires ont un BAC d'El Azhar".

m-habitat

Un total de 747.187 biens immobiliers appartenant à l'Etat et aux Offices de promotion et de gestion immobilière (OPGI) a été cédé jusqu'au 10 septembre courant, a indiqué  le ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme et de la Ville, Kamel Nasri.

Lors d'une plénière consacrée aux questions orales , présidée par Slimane Chenine, président de l'APN, le ministre a fait état d'"un total de 747.187 biens immobiliers cédés jusqu'au 10 septembre courant, sachant que l'opération se poursuivra et sera généralisée à tous les biens immobiliers appartenant à l'Etat et ceux gérés par les OPGI, en vertu du Décret exécutif n18-135 du 4 juin 2018".

Dans le cadre de la loi 81/01 portant cession de biens immobiliers à usage d'habitation, professionnel, commercial, ou artisanal de l'Etat, des Collectivités locales des offices de promotion et de gestion immobilière, le nombre des biens cédés a atteint 432.725 logements et 54.092 locaux.

En vertu du Décret exécutif n06-296 du 2 septembre 2006 fixant les conditions et les modalités de cession de biens immobiliers appartenant à l'Etat et à l'OPGI réceptionnés ou mis en exploitation avant le 1 janvier 2004, le nombre des logements cédés s'èlève à 239.416 tandis que le nombre des locaux a atteint 20.954 locaux.

Pour le ministre, l'opération de cession confiée aux commissions de daïras et aux commissions relevant deS OPGI a donné de bons résultats, au regard de la courte durée consacrée par ces commissions à l'opération de cession, notamment grâce à l'allègement des procédures au profit des citoyens".

Néanmoins, il a relevé que l'opération de cession, qui dépend aussi bien des OPGI que des services des Domaines de l'Etat, accuse parfois des retards en raison de la lenteur des opérations d'évaluation des biens immobiliers, objet de la cession, effectuées par les services des Domaines de l'Etat au niveau des wilayas, dans des délais qualifiés d'"inacceptables", au vu de la densité des travaux de ces directions de wilayas.

Et d'ajouter que l'entrave principale empêchant les citoyens d'obtenir leurs titres de propriété réside dans  la non régularisation de la situation foncière (juridique et qualitative) relative aux projets de logement, objet de cession, ce qui requiert plus de temps afin que les mesures adéquates soient prises par les administrations concernées pour remédier à de telles situations.

Selon le ministre, cette opération bénéficiant d'un "suivi permanent" des services du ministère est soumise à l'évaluation pour lever toutes les entraves.

A une autre question sur l'annulation d'un quota de 400 logements AADL destiné aux citoyens de la commune de Chekfa (w.Jijel), M. Nasri a fait savoir que cette décision avait été prise suite aux résultats des enquêtes menées sur le nombre de souscripteurs éligibles à cette formule.

"Dans le cadre du programme national des logements AADL estimés à 560.000 unités, la wilaya de Jijel a bénéficié de 7.761 logements inscrits sur plusieurs tranches dont la dernière remonte à 2019, pour lesquels  les sites de réalisation ont été déjà choisis y compris Chekfa où 200 unités sont prévues", précise le ministre.

Suite aux résultats des enquêtes ayant fait état d'un excédent de 400 unités, il a été procédé à l'annulation de la réalisation de 200 logements à Chekfa et de 200 autres a Taxenna, outre 24 unités dans la commune de Kaous, a détaillé M. Nasri qui a annoncé l'affectation des souscripteurs concernés dans d'autres communes de la wilaya de Jijel.

Répondant à une question de la députée Badra Farkhi ayant exigé l'octroi de logements aux cadres dans leurs communes d'origine, le ministre a indiqué que son secteur avait découvert des déclarations fausses ou mensongères de la part de plus de 400 souscripteurs dans la wilaya, ce qui a incité les autorités à procéder à la domiciliation des différentes tranches de ce programme en fonction des besoins exprimés au niveau des communes, ajoutant que le traitement de ce problème nécessitait la mise en place d'un nouveau programme en faveur de l'agence ADDL dans la commune de Chekfa, vu le nombre suffisant de logement en cours de réalisation.

S'agissant des logements AADL réalisés souffrant de l'absence de raccordements aux voiries et réseaux divers (VRD) et d'autres structures notamment à El Aouana, Mezghitane et bien d'autres, M. Nasri a reconnu l'existence de plusieurs problèmes de raccordement auxquels son secteur s'attelle à leur traitement d'ici la fin de l'année en cours.

m-information

Le ministre de la Communication, Porte parole du Gouvernement, Ammar Belhimer a affirmé, jeudi, que la révision de la loi organique relative à l'information "aboutirait inéluctablement" à la révision du texte de loi sur l'audiovisuel, estimant qu'il serait primordial, "du point de vue éthique", de prioriser la régularisation de la situation des chaînes privées.

L'impératif d'accorder tout l'intérêt à l'organisation des chaînes télévisées privées, la codification des spots publicitaires liés à la communication ainsi que l'organisation des activités de publicité "s'inscrivent en droite ligne de la réforme du secteur audiovisuel qui concernera particulièrement la révision du cadre juridique et réglementaire du secteur (la loi organique de l'information de 2012) mais également la révision de la loi relative à l'activité audiovisuelle de 2014", a répondu M. Belhimer à une question du député Taleb Abdellah, sur "les mesures prises pour le suivi du secteur audiovisuel pour une production de qualité, un contenu bien élaboré et un cahier de charges respecté".

Intervenant en séance plénière de l'APN consacrée aux questions orales, le ministre a fait état de plus de 50 chaînes privées non agréées en Algérie, affirmant que la réforme du secteur "favorisera l'accompagnement des chaînes privées avec un arsenal juridique algérien et permettra à Alcomsat-1 d'optimiser et de développer ses services et les capacités de son exploitation".

A ce propos, il a mis l'accent sur l'importance de la "domiciliation juridique" des chaînes privées et "l'algérianisation" des activités médiatiques dites "de droit étranger".

M. Belhimer a fait part de "6 chaînes seulement ayant reçu un agrément provisoire pour l'ouverture de bureaux de presse et d'information pour les représenter en Algérie", estimant que "dans une telle situation, le nombre des fonctionnaires du bureau ne doit pas dépasser 14 employés".

Concernant l'appui des mécanismes de suivi et d'évaluation, le ministre de la Communication a fait savoir  que son secteur s'emploiera à "relancer et redynamiser le rôle du groupe de travail interministériel qui présentera une vision d'ensemble à même de renforcer les facteurs et les conditions de promotion de la liberté d'expression et d'une presse plurielle dans le respect de la déontologie et du droit du citoyen à l'information, à l'éducation et aux loisirs".

Le ministère veille également à "l'accompagnement et au soutien des mécanismes chargés du suivi et de l'évaluation de l'Autorité de régulation de l'audiovisuel (ARAV), créée en vertu de l'article 64 de la loi organique 12-05 relative à l'information et qui veille à la conformité de tout

programme audiovisuel, quel que soit le support de sa transmission, aux lois et réglementations en vigueur".  

En réponse à une question du député Kada Kouadri sur "les répercussions de la publicité passive et irresponsable sur les consommateurs en général et l'enfance en particulier", le ministre a fustigé "les programmes et spots publicitaires diffusés par certaines chaînes", qui "font la promotion de mauvais comportements susceptibles de porter préjudice à l'intégrité physique et psychologique de nos enfants".

Dans ce contexte, il a affirmé que "le gouvernement est déterminé à encadrer et à règlementer le secteur de la publicité pour l'assainir des intrus et des opportunistes ainsi que de leurs comportements non-professionnels et contraires aux valeurs de la société et à sa culture".

Pour concrétiser cette politique, "le secteur de la Communication a consacré au thème de la publicité l'un des chantiers de réforme profonde et urgente engagée avec la participation des différents acteurs et spécialistes, en vue de promulguer pour la première fois une loi relative

aux activités publicitaires", a précisé le ministre, rappelant "la journée d'information organisée récemment entre la presse nationale publique et privée et l'Entreprise nationale de communication, d'édition et de publicité (ANEP) portant sur les 15 critères transitoires pour

l'attribution de la publicité publique de façon "légale, transparente et méritée" à même de promouvoir "la performance et les services de la publicité".

Par la même, il a fait état de "l'organisation de rencontres similaires à l'est et au sud du pays avant la mise en application desdits critères janvier prochain".

Dans le cadre des efforts visant le renforcement du paysage médiatique en Algérie, M. Belhimer a mis en avant le rôle de l'Autorité de régulation de l'audiovisuel (ARAV), citant, parmi ses missions, le contrôle de la diffusion publicitaire, le respect des droits de l'Homme et la protection des enfants et des adolescents.

Après avoir réaffirmé la détermination de son secteur à organiser et à assainir le domaine de la publicité en vue de mettre fin "aux manipulations et dépassements" qui portent atteinte à la profession de journalisme et aux valeurs de la société, le ministre a appelé tout un chacun à "contribuer à cette démarche et à tout effort visant l'édification de l'Algérie nouvelle fondée sur la loi et la bonne gouvernance".

En réponse à une question du député Khemri Beldia sur "le rôle des médias dans la contribution à la préservation des constantes de la Nation et à la lutte contre les comportements favorisant la violence et la corruption", le ministre de la Communication a souligné que l'Algérie était parmi les premiers pays à bannir la violence et à lutter contre l'extrémisme, sous toutes ses formes", la preuve en est "l'arsenal législatif renforcé récemment par la loi relative à la prévention et à la lutte contre la discrimination et le discours de haine", a-t-il dit.

"L'édification de l'Algérie nouvelle est basée sur la lutte contre la corruption et la moralisation de tous les aspects de la vie et des relations, en accompagnant une presse plurielle, responsable, intègre et professionnelle", a-t-il soutenu, ajoutant que le plan d'action de son secteur repose sur "une réforme globale incluant l'amendement des lois en vigueur et la création de nouveaux textes et mécanismes pour toutes les branches de l'information".

Outre l'actualisation du système législatif, le secteur œuvre, selon M. Belhimer, à "mener et à soutenir les  campagnes de sensibilisation aux dangers de la violence et de l'extrémisme, pour la préservation de l'unité et de la stabilité de la patrie et des valeurs de fraternité, de tolérance

et de solidarité rassemblant les Algériens, en sus de la contribution de l'ensemble des institutions médiatiques sous-tutelle à cet effort et à cette mission participative, à travers des programmes constructifs et édifiants pour mettre en avant la tolérance de notre religion et les traditions positives de notre société".

Evoquant le rôle important des journalistes pour faire face aux différentes formes de violence, d'extrémisme et de délinquance, le ministre a fait savoir que son secteur leur assurait une "formation adéquate" pour leur permettre de "développer leur performance et d'acquérir les

compétences nécessaires en vue de contribuer au renforcement de la stabilité de la patrie et à la préservation des fondements de la Nation, outre la réalisation du développement global".

En vue de consacrer et d'élargir la formation, les fonds de soutien à la presse écrite, audiovisuelle et électronique seront sollicités pour appuyer également les activités de formation et perfectionner le niveau des journalistes et des professionnels de la communication.

"Pour ce faire, les médias publics et privés seront contraints à consacrer un taux de 2% des bénéfices annuels de leur entreprise à la formation des journalistes et à l'amélioration de leur performance et de leur niveau de professionnalisme, à condition de permettre au personnel d'appui aux rédactions de bénéficier de cette formation".

m-transport

Le ministre des Transports, Lazhar Hani, a affirmé que son secteur était en passe d'élaborer un texte de loi garantissant la dotation des véhicules en tachymètres permettant de

chronométrer la distance parcourue entre autres informations, dans le but de réduire les accidents de la route, dus en majorité à l'excès de vitesse.

 Lors d'une séance plénière consacrée aux questions orales  présidée par Slimane Chenine, président de l'APN, le ministre a souligné que les statistiques et enquêtes réalisées par les forces de sécurité compétentes démontrent que le facteur humain demeure le principal facteur à l'origine des accidents de la route à 96%.

Le ministère a pris plusieurs mesures pour réduire ces accidents, dont le durcissement des sanctions contre le comportement criminel au volant notamment pour les transports en commun et scolaires.

Le ministère œuvre, dans ce sens, à adopter des moyens modernes de contrôle de la vitesse à distance, d'où l'élaboration par une commission ministérielle d'un projet de texte de loi sur le tachymètre, dont la mouture finale est en cours de finalisation, ajoute le ministre.

Les véhicules de transport des voyageurs, de transport scolaire et de transport de marchandises seront bientôt dotés de cet appareil qui permettra également de les localiser et de chronométrer leur parcours, ce qui obligera "les conducteurs à respecter la vitesse légale et prendre le repos nécessaire", a-t-il ajouté.

Des mesures ont également été prises pour s'assurer de l'état de santé psychologique et psychique des conducteurs des transports en commun

et scolaires et leur parcours professionnel, en coordination avec les services du travail, de l'emploi et de la sécurité sociale, ajoute le même

responsable, soulignant la création prochaine de commissions conjointes avec les services des transports et les inspections de travail, à travers

les wilayas pour intensifier les opérations de contrôle inopinées.

Le ministère s'attèle à enrichir un projet de stratégie de communication lié à la prévention routière, en coordination avec le ministère de la

Communication, à travers des articles destinés aux usagers de la route pour les sensibiliser à l'importance de respecter les lois et d'être vigilant

sur la route.

Selon M. Hani, il a été procédé récemment à la création du projet de la station de pesage des poids lourds au niveau des routes et des sorties des

usines afin d'éviter le surpoids à l'origine de la dégradation des routes, ainsi que l'institution d'un texte organisationnel invitant les transporteurs à suivre une formation complémentaire qualifiante toutes les 5 années.

Estimant que le transport ferroviaire constituait une véritable alternative pour réduire les accidents de la route, le ministre a souligné

que le secteur avait réalisé plusieurs gares multiservices pour le transport des conteneurs à partir des ports vers les lieux destinés à cet effet.

Le Plan d'action du ministère pour 2021 compte la réalisation des gares ferroviaires multiservices pour le transport longues distances des

conteneurs à partir des ports, et ce au niveau de Touggourt, Bechar, Sidi Bel Abbes, Essenia (Oran), El Khroub (Constantine) et Sétif, étant donné

que la gare multiservice de Bordj Bou Arreridj est entrée en service).

Répondant à une autre question sur la réalisation d'une gare ferroviaire dans la commune de Guerouaou (Blida), le ministre a indiqué que l'Agence

nationale des investissements ferroviaires prend en charge ce projet.

"l'étude est terminée et il sera procédé à l'examen des offres durant les prochains jours", a-t-il dit.

Il a rappelé, à ce propos, les projets consacrés à la wilaya de Blida dans le domaine ferroviaire, portant sur l'étude en cours de la ligne

électrifiée (Boufarik-Bouinan), la réalisation de la ligne électrifiée (El Afroun-Tipaza) et la ligne (Chiffa-Ksar Boukhari) dont l'étude a été

achevée.

m-sante

Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abderrahmane Benbouzid, a affirmé, que les médecins gynécologues préféraient exercer dans le secteur privé, d'où le manque enregistré  dans la plupart des établissements sanitaires publics.

"Le manque de médecins spécialistes en gynécologie obstétrique constitue un problème dont souffre la plupart des établissements publics de santé au niveau national, car la majorité d'entre eux préfèrent exercer dans le secteur privé", a précisé le ministre lors d'une plénière à l'Assemblée

populaire nationale (APN), présidée par Slimane Chenine, président de l'APN et consacrée aux questions orales.

Face à la hausse considérable du nombre de naissances en Algérie enregistrée l'année dernière, les services de gynécologie obstétrique au 

niveau des établissements de santé ne sont plus en mesure de prendre en charge les accouchements, a déclaré le ministre, mettant l'accent sur

l'impératif de trouver des solutions concrètes pour remédier "définitivement" à ces lacunes et préserver la dignité des parturientes.

Il a rappelé, le contenu du plan d'urgence adopté lors de la réunion du Gouvernement, le 15 janvier 2020, notamment le conventionnement entre les

caisses de la sécurité sociale et les cliniques privées qui disposent d'une grande capacité de lits disponibles ainsi que des gynécologues obstétriques

qui représentent "70 %" de l'ensemble des médecins spécialistes dans ce domaine au niveau national.

Les établissements hospitaliers publics couvrent "l'équivalent de 88 % des naissances avec un taux d'occupation des lits de 115 %", a indiqué le

ministre, soulignant qu'il sera procédé prochainement au recensement du degré d'application sur le terrain de cette convention.

Concernant le secteur de la Santé à Skikda, le ministre a rappelé que cette wilaya "a bénéficié de 240 médecins spécialistes, dont 9 gynécologues

et obstétriciens (3 à Collo, 5 à Azzaba et 1 à Harrouche).

  A une autre question sur le secteur de la santé à Aflou (Laghouat), M. Benbouzid a relevé que cette région compte un établissement hospitalier

public, 9 polycliniques dont 3 en service (24h/24) outre 21 salles de soins.

 Aflou a été "renforcé" par un centre Mère-enfant qui sera mis en service dans les prochains jours, a ajouté le ministre qui a noté que cet

établissement a une capacité de 140 lits et 206 employés, tous corps et spécialités confondus.

  Au sujet de l'établissement hospitalier public d'Aflou, le ministre a expliqué qu'il assure 2.000 interventions chirurgicales par an et plus de

16.000 consultations, ajoutant que ce dernier est doté des différents équipements (scanner et appareils de radiographie).

Répondant à une question du député Ammar Moussa sur l'hôpital de Zribet El Oued à Biskra, le ministre de la Santé a affirmé que sa réalisation figure parmi "les projets importants" dans la région. Cet hôpital a été mis enservice partiellement après son inauguration en 2017 et rattaché à

l'Etablissement public de santé de proximité (EPSP) de Zribet El-Oued en attendant "la publication du décret de sa création". 

Une série de mesures a été prise en vue de garantir son activité, notamment la dotation de l'Etablissement par un budget de fonctionnement au

titre de l'exercice 2020 de près de 89 millions Da, outre la création des service de chirurgie générale, d'épidémiologie, de gynécologie obstétrique,

d'un laboratoire central, d'un  service de médecin interne, d'un  service de pédiatrie, d'une pharmacie, d'un service radiologie, ainsi que les

urgences médicales et chirurgicales et l'affectation de 11 médecins spécialistes.

L'établissement a été doté de plusieurs équipements, dont 8 appareils de dialyse et des équipements de chirurgie, a-t-il ajouté.

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