Les spécialistes soulignent l'importance des soins de santé de reproduction et de la planification familiale

Un budget de 500 millions de DA est alloué annuellement à l'acquisition de moyens de la planification familiale, a fait savoir mardi 3 mars 2020 le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Pr. Abderahmane Benbouzid.

    Intervenant lors d'une journée de sensibilisation sur la politique nationale de la population et le cadre législatif de la santé de reproduction et de la planification familiale, organisée par l'Assemblée populaire nationale (APN), Pr. Benbouzidle a indiqué que son ministère "consacre annuellement un budget de 500 millions de DA pour l'acquisition 

des moyens de planification familiale mobilisant plus de 4500 éléments entre gynécologues obstétriciens, médecins généraliste et sages femmes".

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  Pour offrir les prestations nécessaires et touts les moyens de planification familiale gratuitement, le ministère a mobilisé en outre "plus de 1400 polycliniques, 1372 salles de soins et 292 centres de planification familiale", a précisé le ministre de la santé.

Soulignant "l'avancée remarquable" de l'Algérie en matière de la planification familiale, il a indiqué que le taux d'utilisation des moyens contraceptifs par les couples en âge de procréation est passé de 8% dans les années 60 à 57% ces dernières années.

      Concernant les données des activités de la santé de reproduction, y compris la planification familiale, et l'indicateur de suivi de d'évaluation, le ministre a fait état d'un projet dans le cadre de la coopération avec le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP) pour définir les dispositifs et moyens de veille et d'évaluation, ainsi que le développement d'un partenariat fort et permanent avec les secteurs concernés, le secteur privé et les associations activant dans le domaine de la planification familiale.

Il a cité, dans ce cadre, la convention signée avec l'Association algérienne pour la planification familiale, le 22 octobre 2017, visant l'élargissement de la sensibilisation, de l'éducation, de la formation et de la communication.

 Le ministre a rappelé, en outre, les trois objectifs du Plan de planification familiale, dont la première étape (les années 1970) visait l'amélioration de la santé de la mère et de l'enfant et la réduction de la mortalité, la 2e qui a débuté en 1983, a focalisé sur la planification des naissances pour maîtriser la croissance démographique, et la 3e étape, elle 

a débuté depuis la tenue de la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD) en 1994 au Caire où ce Plan est devenu " partie intégrante de la politique nationale de la population et du développement, 

à travers la consécration de la santé procréative". 

Atteindre une croissance démographique modérée permettant un équilibre entre le facteur démographique, les ressources économiques et l'environnement accessible est l'objectif principal a-t-il précisé, et ce, "en vue d'améliorer la qualité de vie des citoyens, satisfaire les besoins en termes de moyens et services de planification familiale, élever le 

niveau de la sensibilisation et de la responsabilité en matière de procuration et réduire la mortalité maternelle et la mortalité infantile, notamment néonatale".

Par ailleurs, le ministre de la Santé a affirmé que des activités de santé de la reproduction, tracées par le ministère, vise l'élargissement de l'accessibilité à des services et à des soins de qualité dans le domaine de la planification familiale et dans toutes les activités ciblant la mère et l'enfant, notamment la maternité sans risque, la prévention et le 

traitement des infertilités et des maladies sexuellement transmissibles (MST),  le dépistage des cancers génitaux, ainsi que la prévention de la violence, sous toutes ses formes. 

Présidant l'ouverture de cette journée de sensibilisation, le Président de l'Assemblée populaire nationale (APN), Slimane Chenine a salué l'intérêt accordé par l'Etat à la politique nationale sanitaire, notamment la santé de la reproduction qui est, a-t-dit "un fondement en matière de santé et de population et l'un des indicateurs du développement humain".

Il a rappelé, à ce propos, l'engagement de l'Etat à concrétiser les objectifs du développement durable, dont trois ont trait à la santé de la reproduction à savoir la réduction de la mortalité infantile, la promotion de la santé maternelle et la lutte contre le virus de l'immunodéficience acquise (SIDA). 

Concernant la législation, M. Chenine a fait souligné que le Parlement avait accompagné les efforts de l'Etat à travers l'adoption de la loi sur la Santé de 2018 avec introduction de modifications substantielles allant de pair avec ces efforts.

Néanmoins, le président de l'APN a estimé qu'en dépit des acquis enregistrés, lacunes et des obstacles sont encore enregistrés, mais les autorités du pays, a-t-il assuré s'attèlent à leur prise en charge pour atteindre les objectifs du développement durable à l'horizon 2030.

De son côté, l'inspecteur de l'orientation religieuse et l'enseignement coranique au ministère des Affaires religieuses et des Wakfs, Abdelhamid Hachani a présenté le point de vue de la religion concernant la procréation et à l'espacement des naissance pour la santé maternelle et infantile et la prospérité de la société en s'appuyant sur des versets et des hadiths.

 Pour sa part, le directeur de la population au ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Amor Ouali, a évoqué la politique démographique et le nombre de naissances passant de 585.000 naissances en 2000 à 1.038.000 naissances en 2019, ajoutant que le taux de fécondité est passé de 2 enfants pour chaque femme en 2002 à 3 enfants pour chaque femme. 

Il a affirmé, par ailleurs, que la maîtrise de la croissance démographique est un élément important pour la mise en place de politiques économiques et sociales efficaces .

 

 

 

 

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