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Six ministres répondent aux questions orales des députés

qo 2-13-09-2018

Le ministre des Moudjahidine, Tayeb Zitouni a affirmé, jeudi 13 septembre 2018, que tous les dossiers remplissant les conditions légales en vue de bénéficier de la pension d'enfants de chouhada, avaient été régularisés "sans exception aucune", notamment ceux gelés depuis 10 ans.

qo 3-13-09-2018

Lors d'une séance plénière consacrée aux questions orales, le ministre a indiqué que tous les dossiers qui se trouvaient au niveau du ministère des moudjahidine relatifs à la pension d'enfants de chouhada, remplissant les conditions légales "ont été régularisés sans exception aucune".

Répondant à une question sur la non régularisation de certains cas dans la wilaya de Jijel, M. Zitouni a précisé que tous les dossiers gelés depuis 10 ans avaient été régularisés et tous les concernés perçoivent cette pension, rappelant que la question de la reconnaissance "est à l'arrêt, sauf pour de très rares cas".

Le ministère des moudjahidine a assuré "toutes les facilités administratives pour l'amélioration des services publics" aux ayants droit notamment grâce à la mise en liaison de toutes les directions concernées avec le ministère de tutelle, depuis janvier 2018, pour faciliter le traitement des dossiers.

A une autre question sur les mesures prises pour la protection des sites révolutionnaires à l'Ouarsenis, M. Zitouni a dit que cette région, à l'instar des autres régions, avait bénéficié d'opérations de réhabilitation et de restauration des sites glorifiant la révolution.

Il a rappelé à l'occasion que le cimetière de Bouregba (1061) dans la wilaya de Relizane, avait bénéficié en 2015, d'une opération de réhabilitation, dans le cadre d'un programme sectoriel du ministère, outre des opérations de réhabilitation et de restauration des sites historiques que compte la région.

Le musée de la wilaya sera équipé, après le parachèvement des travaux de construction dont le taux d'avancement a atteint 90 %.

qo 4-13-09-2018

Le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Tahar Hadjar a réaffirmé, jeudi 13 septembre 2018, la volonté de son département à améliorer les prestations universitaires et à pallier les lacunes enregistrés.

Intervenant à l'Assemblée populaire nationale, lors d'une séance consacrée aux questions orales, M. Hadjar a réitéré la volonté et l'attachement de son secteur à œuvrer à l'amélioration des prestations universitaires, en transport, hébergement et restauration, afin de permettre aux étudiants de poursuivre leurs études dans de bonnes conditions.

Admettant l'existence de "certaines lacunes" en matière œuvres universitaires, le ministre a souligné la détermination de son département à les traiter et à les prendre en charge, faisant savoir que ses Services s'attelaient à la cristallisation d'une "vision prospective participative" dans ce domaine.

Cette vision sera débattue lors d'une conférence nationale sur les œuvres universitaires avec la participation des tous les acteurs de l'Université,a précisé le ministre, mettant en avant la nécessité de la coordination

entre les différents secteurs pour l'organisation de cette rencontre.

Le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a indiqué, à ce propos, que son secteur œuvrait à la rationalisation de la gestion du dossier des œuvres universitaires, auxquelles est consacré un taux de 37% du budget global du secteur.

En réponse à une autre question sur le transport universitaire au niveau de la wilaya de Guelma, le ministre de l'Enseignement supérieur a affirmé que le secteur s'attelait à réunir le plus grand nombre de bus pour le

transport des étudiants dans cette wilaya qui dispose, a-t-il rappelé, de "capacités importantes en matière d'hébergement dépassant les 10.000 lits alors que le nombre des résidents dans les cités universitaires s'élève à quelque 6000 étudiants".

qo 6-13-09-2018

Le coût du projet du Complexe de phosphate à l'Est du pays devant entrer en service en 2022 s'élève à près de 6 milliards de dollars, a indiqué, jeudi 13 septembre 2018, le ministre de l’Industrie et des Mines, Youcef Yousfi.

Intervenant lors 'une séance consacrée aux questions orales, le ministre a précisé que "le volume global de l'investissement de ce projet intégré s'élève à près de 6 milliards de dollars, répartie entre la mine de Bled El-Hadba à Tebessa (1,2 milliards de dollars), la plateforme de Hadjer Kebrit à Souk Ahras (2,2 milliards de dollars), la plateforme de Hadjar Essoud à Skikda (2,5 milliards de dollars) et le port de Annaba (0,2 milliards de dollars).

Ce projet porte sur l'exploitation du phosphate extrait du champs de Bled El-Hadba dans la wilaya de Tébessa, d'une capacité de 500 millions de tonnes et la valorisation de cette ressource naturelle à travers la production des engrais, de l'ammoniac, du silicium et autres matières utilisées dans les différentes activités économiques.

Le projet prévoit l'extraction de 6 millions de  tonnes/an de phosphate de haute qualité de Bled El-Hadba (Tébessa), la production de 3 millions de tonnes d'acide phosphorique à Oued Kebrit (Skikda) et la réalisation d'une unité d'accompagnement pour la récupération des rejets fluorés à partir des unités de production de l'acide phosphorique, ce qui permettra de produire 60.000 tonnes d'Acide fluorhydrique anhydre (AHF) et 57.000 tonnes de SIO².

Il est question également de la production de 1,2 millions de tonnes/an d'ammoniac et 4 millions de tonnes d'engrais, selon les explications fournies par M. Yousfi.

Ce projet intégré sera réalisé en partenariat entre deux groupes algériens Sonatrach et ASMIDAL-MANAL et deux groupes chinois CITIC et WENGFU.

Soulignant que dans ce projet, la partie chinoise détient 49% contre 51% pour la partie algérienne, le ministre a fait état de la création d'une joint-venture entre les deux parties durant le dernier trimestre de l'année en cours, en attendant le lancement effectif de la production début 2022.

M. Yousfi a rappelé que ce projet et la nécessité d'accélérer sa réalisation ont été évoqué par le Premier ministre, Ahmed Ouyahia et les responsables chinois, durant sa dernière visite à Pékin.

"Ce projet, qui aura un impact socioéconomique positif sur la région, permettra la création de près de 2.500 postes d'emplois directs permanents, dont 963 à Hadjer Essoud, 654 à Oued Kebrit et 880 à Bled El-Hadba, selon le ministre.

Le flux de production à acheminer par voie ferroviaire dans le cadre de ce projet atteindra 17 millions de tonnes/an, ce qui exige le dédoublement de la voie minière reliant Bled El-Hadba à Annaba avant 2022.

Par ailleurs, l'Entreprise du port de Annaba a programmé une extension de 42 ha,  destinée à l'exportation des produits finis et à l'importation du soufre (1,7 millions de tonnes/an).

Grâce à ce projet, l'Algérie aura l'opportunité de valoriser ses réserves en phosphate et en gaz naturel, à travers la création d'une industrie manufacturière structurante créatrice de richesse et deviendra ainsi l'un des plus grands pays exportateurs d'engrais, a ajouté le ministre.

Il a révélé, dans ce cadre, que ce complexe permettra d'exporter près de 2 milliards de dollars/an d'engrais, ce qui garantira des revenus en devises à hauteur de 1,5 à 2 milliards de dollars/an.

A une autre question sur le projet de la zone industrielle d’Aïn Ouessara à Djelfa, le ministre a précisé que les travaux de réalisation sont actuellement à l'arrêt en raison de l'opposition de certains citoyens à ce projet, ajoutant que ce dossier est en cours de traitement par les autorités concernées. M. Yousfi a indiqué, cependant, que le ministère veille à son parachèvement "dans les plus brefs délais".

Une enveloppe de 10 milliards DA a été dégagée pour cette zone d'une superficie de 400 ha, a fait savoir le ministre.

Le programme national de réalisation des zones industrielles, qui intervient en application de la décision rendue public par le Conseil national de l'investissement le 24 mars 2016, prévoit la réalisation de 30 zones industrielles qui seront élargies en 50 zones, à la demande des walis pour une superficie globale de 12.000 ha répartis sur 39 wilayas.

qo 7-13-09-2018

Le ministre des  des travaux publics  Abdelghani Zaalane a affirmé, jeudi 13 septembre 2018 à l'Assemblée populaire nationale, qu'une proposition avait été soumise à l'effet d'affecter des fonds supplémentaires à son secteur pour le parachèvement de certains projets, et ce dans le cadre du Projet de loi de finances (PLF-2019).

"Des propositions ont été soumises, mais il faut attendre l'examen du PLF 2019 par plusieurs instances gouvernementales et parlementaires (Conseil de gouvernement, Conseil des ministres, puis Parlement), avant de les trancher", a indiqué M. Zaalane qui répondait à la presse concernant l'opération de réévaluation de certains projets du secteur au titre du PLF 2019.

Pour ce qui est du montant global proposé par le secteur en vue de financer la réalisation de certains projets, le ministre a indiqué que ce montant "peut être revu à la baisse ou à la hausse. Ce sont des choses qui sont en phase d'accord de principe et les prochains programmes seront abordés dans le cadre des travaux d'arbitrage avec le ministère des Finances et la Direction générale du budget".

Répondant aux questions des députés lors d'une séance plénière consacrée aux questions orales, présidée par le vice-président de l'Assemblée, le ministre a cité certains projets auxquels des enveloppes supplémentaires ont été proposées pour leur réalisation dans le cadre du PLF 2019. Il s'agit, poursuit le ministre, du parachèvement du projet de réalisation de la pénétrante autoroutière de Djen Djen et de la pénétrante qui reliera le port de Bejaïa à l'autoroute Est-Ouest.

En réponse à une question relative au retard accusé dans la réalisation de la pénétrante autoroutière de Djen Djen-El Eulma, aux mesures prises par les services du ministère des Travaux Publics et des Transports, en vue de remédier aux différents problèmes auxquels ce projet stratégique fait face, ainsi qu'aux délais de réception du 1er tronçon, le ministre a fait état d'une proposition d'affectation d'une enveloppe budgétaire supplémentaire à ce projet dont le coût s'élève à 8 milliards de DA, et ce, dans le cadre du PLF 2019.

Dans le même contexte, M. Zaalane a rappelé l'importance de cette pénétrante autoroutière longue de 110 km, qui est parmi 13 pénétrantes autoroutières vers l'autoroute et qui parcourent trois wilayas, Jijel, Mila et Sétif.

Dans ce cadre, le ministre a rappelé les différents obstacles liés à ce projet, dont ceux inhérents au relief accidenté de la région, au glissement de terrain, au recensement de plus de 300 obstacles liés aux réseaux d'alimentation en eaux et en gaz, l'opposition des habitants à l'ouverture d'un couloir  en raison de l'existence de 460 maisons, la rareté des carrières répondant aux standards, ainsi que le problème du non-recouvrement à terme des créances des entreprises de réalisation en raison de la situation financière du pays pendant cette période.

Le ministre a également cité le problème de la rareté de l'acier en 2017, qui a empêché la réalisation des ouvrages d'art qui représentent 15% de la route.

S'agissant des mesures prises pour accélérer la cadence des travaux, M. Zaalane a rappelé sa visite fin juillet dans cette région, laquelle a permis d'examiner la situation, d'aplanir les obstacles et de démolir plus de 300 habitations, ce qui a permis de libérer 95% de l'espace de l'itinéraire, payer les redevances des entreprises et résoudre le problème de sécurité relatif à l'accompagnement des étrangers et autres mesures.

Il a également été procédé à la délimitation des tronçons prioritaires à livrer, précisant que le parachèvement du projet est prévu vers la fin du premier trimestre de 2020.

En réponse à une autre question relative au retard accusé dans certains projets entrepris à Bejaia, dont la rocade reliant le port de la ville à l'autoroute Est-ouest et l'extension du port, le ministre a apporté des précisions sur le déroulement des travaux.

A ce propos, M. Zaalane a précisé que la voie en question est considérée comme la seconde pénétrante autoroutière de par sa longueur atteignant les 100 km, et que l'état d'avancement de ses travaux était de 75%, sa livraison étant prévue vers la fin 2019.

Le ministre a indiqué que les deux parties de la route (52%) avaient été livrées l'année dernière, tandis que les travaux de le troisième tronçon qui s'étend de Sidi Aïch à Ighzer Amokrane et la pénétrante d’Amizour sur un 26km, avait atteint 75%. La réalisation de ce tronçon, a-t-il poursuivi, nécessite la réalisation de 18 infrastructures, car situé dans une zone montagneuse à relief accidenté requérant un tunnel de 166m de longueur et dont les travaux ont atteint 64%.

Le premier responsable du secteur a, par ailleurs, passé en revue les différents obstacles qui ont entravé l'avancement de la réalisation de ce tronçon notamment à la commune de Timezrit où "nombre de citoyens ont réclamé un remboursement alors qu'ils n'ouvrent pas droit", car n'étant pas concernés par l'expropriation dans le cadre de l'intérêt général.

Ces contestations, poursuit le ministre, ont fini par entraver l’opération d’approvisionnement en graviers, faisant savoir que le projet en question nécessite 150.000 tonnes/mois alors qu’on en livre 20.000 tonnes, mais rassurant que des mesures ont été prises afin de lever tous ces obstacles.

M. Zaalane a souligné, également, le lancement des travaux de réalisation du quatrième tronçon au niveau d'Amizour (Port de Bejaia) sur une distance de 120 km à partir du quatrième trimestre de 2018, précisant "qu'une enveloppe financière supplémentaire a été proposée dans le cadre du PLF-2019, estimée à 10 milliards de dinars pour réévaluer le projet".

S'agissant des travaux d'extension au niveau du port, le ministre des Travaux publics et des transports a fait savoir que "l’étude de ce projet est prête depuis afin d’aboutir à une meilleure conception avec un coût de 70 milliards de dinars, insistant sur la nécessité d'inculquer la culture du financement par les recettes des ports et ne pas compter sur le trésor de l'Etat".

qo 8-13-09-2018

Près de 3.000 décharges anarchiques ont été fermées ces 15 dernières années sur tout le territoire, a indiqué jeudi 13 septembre 2018 la ministre de l'Environnement et des Energies renouvelables, Fatima-Zohra Zerouati.

La ministre qui intervenait lors d'une séance plénière consacrée aux questions orales sous la présidence du Vice-président de l'APN Abderrazak Terbeche, a précisé que les grands efforts consentis pour développer le secteur pendant des années avaient permis d'atteindre ces résultats.

Le secteur de l'Environnement et des Energies renouvelables vise à atteindre le niveau "0 ordures dans la nature d'ici à 2035, dans le cadre de la nouvelle stratégie élaborée pour protéger l'environnement".

L'élimination de la décharge de Boulimat (Béjaia) dont les travaux seront lancés la semaine prochaine, coutera 80 milliards de centimes, tandis que le coup d'envoi du projet d'élimination de la décharge d'El Karma (Oran), dont les travaux devront couter 150 milliards de centimes, sera donné le 22 septembre.

Mme Zarouati a estimé que son secteur avait connu un développement considérable à travers la coordination intersectorielle, l'intensification des opérations d'inspection et l'amélioration des missions des inspecteurs au niveau des wilayas.

Le secteur de l'Environnement coordonne avec les parties en charge de la sécurité afin de traquer les +criminels de l'environnement+ et responsabiliser le citoyen qui, selon la ministre, a adhéré aux campagnes de nettoyage collectif et de tri des déchets.

La stratégie de valorisation énergétique des déchets sera précédée par la création d'un complexe de tri des déchets dans le Grand Alger, d'un coût de 3.000 milliards de centimes, a précisé Mme. Zarouati, indiquant que 4 wilayas y participeront en termes des prestation de services. La réalisation et la gestion de ce complexe se feront en partenariat avec des entreprises étrangères, a-t-elle ajouté.

A noter que le niveau des programmes de valorisation, de recyclage et de traitement de déchets a atteint 5%. Un travail est mené afin d'atteindre 15%, ce qui donnera lieu à la création de plus de 7000 emplois permanents durant les cinq années à venir.

Le secteur de l'environnement devrait conclure, en octobre, une convention avec celui de l'Education à l'effet d'encourager les clubs d'environnement.

Les ministres de l'environnement, Fatima Zerouati et de l'Education effectueront des visites de terrain dans ce sens.

Au volet énergies renouvelables, le secteur est en passe de promulguer des projets de lois sur l'économie circulaire et les énergies renouvelables, à travers l'organisation d'assises nationales de concertation sur ces projets de lois avant la fin de l'année.

Des usines de fabrications de matériels de production d'énergie renouvelable sont également prévues à travers l'examen de 4 projets dans le cadre d'un plan d'action à long terme.

Le ministère entend, entre autres, valoriser les eaux chaudes souterraines dont le volume est estimé à 40.000 milliards de mètres cubes (7.000km² de superficie), outre la création d'un marché spécialisé dans les énergies renouvelables et leur utilisation dans l'économie locale.

Par ailleurs, la ministre a rappelé la coordination établie avec les secteurs de l'Agriculture et des ressources en eau dont les activités sont alimentées à partir des produits des énergies renouvelables.

La 2ème édition du Salon des énergies renouvelables est prévue du 26 au 28 février 2018.

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