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Sept ministres du gouvernement répondent aux questions des députés

La ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Ghania Eddalia, a annoncé jeudi 17 mai 2018 que près de 290.000 personnes bénéficiaient du dispositif d'activités d'insertion sociale (DAIS), ajoutant que les postes assurés à ce titre sont répartis à travers les communes en fonction des moyens disponibles.

Lors d'une séance plénière, Mme Eddalia a affirmé qu'"à la différence des bénéficiaires du dispositif de l'Allocution forfaitaire de solidarité (AFS), destinée aux catégories inaptes au travail, le secteur de la solidarité assure la gestion du DAIS avec un nombre global de près de 290.000 bénéficiaires".

Répondant à une question sur l'appui des communes à la faveur de ce dispositif, la ministre a indiqué que "les postes assurés dans le cadre de ce dispositif sont répartis à travers les communes en fonction des moyens disponibles", ajoutant que "le placement des bénéficiaires relève des prérogatives des présidents d'APC qui veillent à leur répartition en fonction des besoins locaux".

Dans le cadre de la politique adoptée par l'Etat pour soutenir et accompagner les catégories vulnérables inaptes au travail, 113.431 autres bénéficiaires ont été inscrits sur la liste d'attente pour bénéficier de l'AFS et d'une couverture sociale, a-t-elle rappelé.

Le ministère de la Solidarité nationale assure la prise en charge de 944.883 bénéficiaires pour un montant global de 47 milliards de dinars, selon les chiffres avancés par le ministère.

La gratuité des médicaments a été introduite au profit des malades chroniques démunis non affiliés à la sécurité sociale, dans le cadre d'une convention avec la Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs salariés (CNAS), pour la prise en charge de l'opération qui prévoit le remboursement de 70 types de médicaments relatifs à 7 maladies chroniques.

A une autre question sur la prise en charge des enfants handicapés, la ministre de la Solidarité nationale a indiqué que plus de 26.000 enfants handicapés sont pris en charge, au niveau des établissements spécialisés et classes spéciales durant l'année en cours.

     Le réseau institutionnel destiné à cette catégorie compte 232 établissements spécialisés à travers le territoire national, dont 46 écoles pour les enfants en situation de handicap auditif qui prennent en charge 3.807 élèves et 23 écoles pour les enfants non-voyants qui s'occupent de 1.095 enfants, a-t-elle indiqué.

Les enfants handicapés dans les établissements spécialisés et les classes spéciales bénéficient de supports pédagogiques, d'une allocation de 3.000 dinars, de livres en braille pour les non-voyants, de la gratuité de la cantine et du transport, outre d'un internat pour ceux qui habitent loin de leurs établissements, a précisé la ministre.

Concernant l'école des enfants non-voyants dans la wilaya de Batna, construite en 1990 et mise à la disposition de la direction des Douanes en 1993, Mme Eddalia a souligné qu'elle sera exploitée dès l'achèvement de son transfert définitif à la direction de l'action sociale et de la solidarité de la wilaya pour la prise en charge de cette catégorie d'enfants.

La wilaya de Batna compte sept (7) établissements spécialisés pour la prise en charge des enfants handicapés, dont cinq (5) centres psychopédagogiques pour les enfants handicapés mentaux, un (1) établissement pour les non-voyants et une école pour les enfants en situation de handicap auditif, a précisé la ministre.

A une question sur la situation du Centre de rééducation des filles à Kechida (Batna), fermé en 2014 en raison des dégâts qu'il a subis, la première responsable du secteur a fait savoir que certaines résidentes avaient été transférées vers d'autres centres dans la wilaya de Tébessa et d'autres intégrées en milieu familial au niveau de certaines wilayas en attendant la réfection du centre qui bénéficie d'une enveloppe de 20 millions de dinars Le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, Abdelwahid Temmar a indiqué, qu'une commission avait été dépêchée pour enquêter sur les retards enregistrés dans la réalisation des projets de logement de type location-vente "AADL" dans la wilaya de Ain Defla.

"Vu le grand retard enregistrés dans la réalisation des projets de logements de type location-vente dans la wilaya de Ain Defla, une commission composée de cadres du ministère et de la Direction générale de l'Agence AADL, dépêchée le 14 mai 2018, a pris une série de mesures pour accélérer la cadence des travaux", a indiqué le ministre qui répondait à une question orale .

Entre autres mesures, M. Temmar a cité la résiliation du contrat de réalisation de 1.200 logements dans la commune d'El Attaf signé avec l'entreprise "Debladji" pour lui permettre d'assurer la réalisation d'autres projets dans les communes de Djendel (500 logements), El Attaf (800 logements) et Ain Defla (700 logements).

Il a été décidé d'utiliser des équipements modernes importés dans le cadre des gros úuvres et de choisir un entrepreneur ou un groupement d'entrepreneurs "dans les plus brefs délais" pour prendre en charge le projet de réalisation de 1.200 logements dans la commune d'El Attaf et adresser des mises en demeure via les quotidiens nationaux à toutes les entreprises chargées de la réalisation des programmes AADL.

La wilaya de Ain Defla a bénéficié d'un programme global de type location-vente de 6.050 unités réparties sur cinq sites. Il s'agit des communes de Ain Defla (2.000 unités), El Attaf (2.000 unités), Khemis Miliana (1.250 unités), Djendel (500 unités), Sidi Lakhadar (300 unités),a indiqué le ministre.

A une question sur le quotas destinés à la wilaya de Saïda concernant le Logement promotionnel aidé (LPA), M. Temmar a indiqué que 744 unités étaient inscrites au titre du programme 2018, alors que les 224 unités restantes s'inscrivent dans le cadre des anciens programmes dont les travaux n'ont pas encore été lancés.

Les 744 unités destinées à la wilaya de Saïda constituent un premier quota, a fait savoir le ministre, indiquant que d'autres quotas "considérables" seront programmés pour 2019. La wilaya de Saïda a bénéficié de 400 unités de Logements publics locatifs (LPL).

10.000 autres logements publics locatifs sont en cours de réalisation dans plusieurs communes de la wilaya, a indiqué M. Temmar, rappelant que cette région du pays a bénéficié depuis 1999 jusqu'à présent de 70.948 unités de logement, dont 45.097 unités ont été réalisées et 8.493 autres seront

livrées durant l'année en cours.

Le ministre des Ressources en eaux, Hocine Necib, a affirmé  que le volume des eaux traitées devrait augmenter à 600 millions m3 à l'horizon 2020, indiquant que ces eaux seront destinées à

l'irrigation agricole.  M. Necib a fait savoir que "le gel a touché en 2015 plusieurs projets relevant de différents secteurs dont ceux des ressources en eaux et d'assainissement, en raison, a-t-il expliqué, de "la situation financière du pays".

"Des projets pour la réalisation de 27 grandes stations d'épuration des eaux usées ont été dégelés en 2017, sur décision du président de la République", a rappelé le ministre, mettant en avant l'importance de ces stations dans la préservation de la santé publique, de l'environnement et

des ressources en eaux.

Ces stations permettront, selon M. Necib, de renforcer le parc national des stations d'épuration, estimé actuellement à 184 stations ainsi que d'atteindre un volume d'eaux traitées de 600 millions m3 à l'horizon 2020".

A ce propos, le premier responsable du secteur a évoqué une coordination avec le ministère de l'Agriculture pour l'exploitation des eaux traitées dans l'irrigation agricole.

"L'Algérie a franchi de grands pas en matière de raccordement aux réseau d'assainissement dont le taux est de 91%", a soutenu le ministre, indiquant que ce taux est appelé à augmenter, grâce aux projets en cours de réalisation.

Le ministre a mis en avant un programme d'assainissement spécial Oueds dans le cadre de la prévention contre les inondations.

Répondant à la question d'un député du parti du Front de libération nationale (FLN), Khaled Rahmani sur l'inexistence d'une station d'épuration d'eaux usées à Aïn Oussara (W. Djelfa) et son impact sur la ressource

hydrique dans la région, M. Necib a indiqué que la wilaya de Djelfa comptait un réseau d'assainissement de 1.390 km avec un taux de raccordement au réseau de 93%.

Il a ajouté que le secteur a initié trois études sur la création de stations d'épuration des eaux usées dans les communes de Ain Oussara,

Messad, Hassi Bahbah, précisant que la station de Ain Oussara se veut la plus importante d'une capacité de traitement des eaux usées équivalent à 38 000m3/jour.

La wilaya de Djelfa est dotée d'une grande station de traitement des eaux usées, d'une capacité de 36 000m3/jour, a précisé le ministre, rappelant que la structure a fait l'objet de travaux d'extension, de réhabilitation, et de maintenance en 2013.

M. Necib a rappelé qu'il avait été proposé, au sein du projet de loi de finances 2019, l'affectation d'une enveloppe budgétaire pour la réalisation d'une station d'épuration des eaux usées dans la ville de Ain Oussara.

Les services des ressources en eau veillent à préserver la santé des citoyens, a souligné le ministre, assurant qu'aucun cas de maladies hydriques n'a été enregistré.

Le secteur aspire à préserver les bassins des eaux souterraines et de surface dans le cadre des différents programmes de développement, à travers l'inscription de projets de stations de traitement des eaux usées à travers les villes de la wilaya de Djelfa, lorsque les moyens financiers nécessaires seront disponibles.

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