Les députés votent à l'unanimité le projet de loi instituant le 08 mai 1945, Journée nationale de la Mémoire et à la majorité le projet de loi portant règlement budgétaire pour l’exercice 2017

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Les membres de l'Assemblée populaire nationale (APN) ont adopté mardi le projet de loi instituant le 08 mai 1945, Journée nationale de la Mémoire.

L'adoption s'est déroulée lors d'une plénière présidée par Slimane Chenine, président de l'APN, en présence de la ministre des Relations avec le Parlement, Basma Azouar et du ministre des Moudjahidine et des Ayants-droit, Tayeb Zitouni.

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Le rapport complémentaire élaboré par la Commission des affaires juridiques, administratives et des libertés, renfermait 8 amendements d'articles du Projet de loi, dont six (06) articles ont été adoptés, tandis que deux propositions ont été incluses parmi les recommandations qui seront soumises aux parties concernées (ministère des Moudjahidine et des Ayants-droits).

Il s'agit d'un nouvel article qui dispose que "sont appelés +martyrs+, les victimes des massacres perpétrés par le colonialisme français, le 8 mai 1945. L'autre article prévoit, en outre, " la criminalisation des actes perpétrés par le colonialisme français inique le 8 mai 1945 contre le peuple algérien".

Les membres de l'APN ont valorisé, dimanche, le projet de loi instituant le 08 mai 1945, Journée nationale de la Mémoire, qualifiant cette décision de "courageuse et d’historique".

Les interventions des députés ont porté sur "la nécessité" de l'ancrage des éléments de l'identité nationale et des idéaux du 1er Novembre parmi les générations montantes ainsi que l'écriture de l'Histoire des différentes périodes coloniales et non seulement celle de la Guerre de

libération.

Le projet de loi visant à consacrer la journée du 8 mai comme journée nationale de la mémoire conformément à la décision du Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune,

Le texte de loi instaurant le 8 mai journée nationale de la mémoire vise à honorer et glorifier le sacrifice de milliers d’Algériens victimes des massacres odieux commis en 1945 par la France coloniale.

Cette journée nationale de la mémoire est célébrée à travers l’organisation d’activités et de manifestations nationales et locales pour assurer sa transmission aux jeunes générations.

Le 7 mai dernier, le chef de l'Etat avait décrété le 8 mai de chaque année "Journée nationale de la Mémoire", ordonnant le lancement d’une chaîne de télévision nationale spécialisée en Histoire.

 "J’ai pris, à cette occasion, la décision d’instituer le 8 mai de chaque année, Journée nationale de la Mémoire, de même que j’ai donné des instructions pour le lancement d’une chaîne télévisée nationale spécialisée en Histoire, qui constituera un support pour le système éducatif dans l’enseignement de cette matière que nous voulons maintenir vivace pour toutes les générations", a-t-il souligné dans un message adressé à la nation à l'occasion du 75e anniversaire des massacres du 8 mai 1945.

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Le ministre des Moudjahidine et des Ayants-droit, Tayeb Zitouni a estimé, pour sa part, que l'instauration du 8 mai de chaque année, Journée nationale de la mémoire permettra de "préserver la mémoire de la nation durant cette halte historique d'envergure".

"L'institution du 8 mai de chaque année, Journée nationale de la mémoire, contribuera au maintien de cet anniversaire tragique qui a fait des meilleurs enfants de la patrie des martyrs partout sur le sol algérien, parmi ceux qui étaient sortis dans des manifestations énormes et pacifiques pour rappeler à la France ses engagements et ses promesses à l'époque", a-t-il déclaré lors de la présentation du projet de loi devant les membres de la Commission des Affaires juridiques et administratives et des libertés .

Les membres de l’APN ont, quant à eux, valorisé dimanche ce projet de loi, qualifiant cette décision de "courageuse et d’historique". 

Les membres de l'Assemblée populaire nationale (APN) ont aussi adopté à la majorité le projet de loi portant règlement budgétaire pour l’exercice 2017, 170 députés de plusieurs formations politiques ont voté "pour", 21 autres "contre", et deux se sont abstenus.

Dans une allocution prononcée à l’issue du vote, le ministre des Finances, Abderrahmane Raouia a affirmé que la présentation du projet de loi devant la Commission avait permis à travers un débat profond de relever de nombreuses insuffisances.

"Le Gouvernement accorde un intérêt particulier à la prise en charge progressive des recommandations judicieuses émises par la Commission des Finances de l’APN et la Cour des comptes, dans le but de pallier les défaillances techniques soulevées", a-t-il précisé.

Selon les chiffres présentés par le ministre, le montant global des recettes réalisées en 2017 a atteint 6.072 milliards Da contre des prévisions établies à 5.635 milliards Da dans la loi de finances du même exercice. Des recettes effectives réparties entre 3.945 milliards Da de

recettes ordinaires (64,97 %) et 2.127 milliards Da de recettes issues de la fiscalité pétrolière (35,03 %).

Les dépenses budgétaires au cours de l’exercice 2017 se sont, quant à elles, élevées à 6.767 milliards Da contre des prévisions établies à 6.883 milliards Da. Des dépenses effectives réparties entre 4.497 milliards Da de dépenses de fonctionnement (66,46%) et 2.270 milliards Da de dépenses d'équipement (33,54%).

Concernant les transferts sociaux, le ministre a fait état d’un montant de 1.631 milliards d Da en 2017, en recul de 11,4% par rapport à 2016. Ces transferts recouvrent les affectations destinées au soutien au logement et estimées à 305 milliards Da (-35% par rapport à 2016), celles destinées au soutien aux ménages et estimées à 413 milliards Da (-7%), celles destinées

au soutien aux retraités et estimées à 237 milliards Da (-2%) et enfin les affectations destinées au soutien aux personnes démunies, aux besoins spécifiques et à faible revenu et estimées à 147 milliards Da (-10%).

En comptabilisant les dépenses imprévues, qui se sont élevées à 92 milliards Da, le déficit réel du budget a atteint 786 milliards de DA.

Concernant la liquidité, la situation finale de l'exécution de la loi de finances 2017 a donné lieu à un déficit global du Trésor de l'ordre de 2.260 milliards Da, couvert par le Fonds de régulation des recettes (FRR) et le mécanisme de financement conventionnel.

Ainsi, le FRR a été épuisé en 2017 suite au prélèvement d’un montant restant s'élevant à 838 milliards Da.

Concernant le cadre économique, le ministre a précisé que le taux de croissance en 2017, s'était élevé à 1,4%, contre 3,9% prévu par la même loi de Finances du même exercice.

Le secteur des hydrocarbures a enregistré, cette même année, des recettes de l’ordre de 3,660 milliards Da, contre 4,071 milliards Da prévisionnelles dans la loi de Finances, soit un écart négatif de 411 milliards Da.

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L'exercice 2017 a connu une baisse du taux de change, de 1,49 du dinar algérien (DA) face au dollar américain (USD), passant de 109,47 Da face au USD en 2016, à 110,96 Da en 2017.

Quant aux taux d'inflation enregistré en 2017, il était de l'ordre de 5,59%, contre 4% prévisionnel. Les réserves de change ont atteint 97,33 milliards USD fin 2017, contre 114,14 milliards USD fin 2016.

La valeur des créances sur la dette publique s'est établie, fin 2017, à 5,056 milliards Da, soit 27% du produit intérieur brut (PIB), dont 4,911 milliards DA pour la dette intérieure et 145 milliards Da pour la dette extérieure.

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