Questions d'actualité lors d'une séance de travail de la commission des affaires étrangères avec le ministre des Affaires étrangères et le secrétaire d'Etat chargé de la Communauté nationale à l'étranger

La Commission des affaires étrangères, de la coopération et de l'émigration à l'APN a organisé une rencontre avec le ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum et le Secrétaire d'Etat chargé de la Communauté nationale et des Compétences à l'Etranger, Rachid Bladehane afin d'examiner les questions actuelles, en présence de la ministre des Relations avec le Parlement, Bessma Azouar. 

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Dans son allocution d'ouverture, le président de la Commission, Abdelkader Abdellaoui s’est félicité de cette rencontre, première du genre au sein de l'APN et de son mandat et de la création par le président de la

République, d'un Secrétariat d'Etat chargé des affaires de la communautéalgérienne et des compétences nationales, estimant que cette rencontre "ne manquera certainement pas de susciter les interventions des parlementaires sur les questions cruciales de l’heure", il a affirmé que "c’est là un pas important dans la concrétisation des contours de l’Algérie nouvelle et de la relation qui doit exister entre les pouvoirs législatif et exécutif".

Le président de la commission des affaires étrangères, de la coopération et de l'émigration de l’APN, Abdelkader Abdellaoui, a affirmé, que les attaques fréquentes des médias publics français ciblant la souveraineté de l’Algérie « ne relèvent nullement de la liberté d’expression».

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 Dans son allocution lors d’une séance de travail ayant regroupé les membres de la commission qu’il préside avec le ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum et le secrétaire d'Etat chargé de la Communauté nationale et des compétences à l'étranger, Rachid Bladehane, M. Abdellaoui a affirmé que «les parlementaires algériens estiment que les attaques menées par les médias publics français ne relèvent nullement de la liberté d’expression, ni de la liberté d’opinion».

«Lorsque des cercles médiatiques publics français adhèrent à une campagne répétée et acharnée ciblant la souveraineté de notre pays, ce n’est pas uniquement au parlement, mais à tout Algérien d’exprimer son mécontentement, son indignation et son rejet » vis-à-vis de tellespratiques, a-t-il souligné.

«Les complexes liés à l’histoire peuvent aveugler certains et l’amertume de la défaite peut raviver la haine entre les peuples, cependant les crimes historiques contre l’humanité demeurent imprescriptibles, car transmis de génération en génération et les nouvelles générations de France sauront ce que leurs ancêtres avaient infligé au peuple algérien», a-t-il soutenu.

Il s’agit là «d’un autre enjeu qui a ses connaisseurs, ses conditions et ses issues qui permettront de faire éclater la vérité au grand jour, une vérité qui vient en prolongement de la lueur de la Glorieuse Révolution de Novembre», a souligné M. Abdellaoui.

A cet effet, le parlementaire a appelé «l’autre rive» à préserver «les passerelles entre les peuples" en contrôlant «certains médias tendancieux et leurs mercenaires», ajoutant «si la relation entre les peuples est émaillée de tensions, les relations entre Etats obéissent, néanmoins, à des règles politiques énoncées dans des traités et réglementations ratifiés par des instances internationales ».

Au nom des parlementaires algériens, le président de la Commission s'est adressé aux parties "qui ont essuyé des échecs dans les relations internationales actuelles", les exhortant à "chercher des issues de guerres loin de l'Algérie".

Il a, à cet effet, évoqué "l'histoire sanguinaire de l'institution politique française et de ses généraux criminels", demandant aux instances concernées de "défendre avec force le bassin de l'Algérie et sa dignité, notamment en ce qui concerne le rapatriement des restes mortuaires de nos chouhada pour les inhumer dans leur chère patrie, par respect à la dignité humaine, la récupération des archives confisquées, la préservation des droits de nos émigrés qui représentent une passerelle humaine entre le peuple algérien et d'autres peuples".

M. Abdellaoui a passé en revue la situation dans les régions de la Méditerranée, du Sahara et du Sahel "qui traversent une période difficile +dont les retombées peuvent entrainer des changements profonds dans cet espace, au coeur duquel se trouve l'Algérie avec son poids et ses principes", ajoutant que "l'Algérie, grâce à ses principes ancrés, a réussi à barrer la route à certains".

La séance de travail se poursuit à huis clos à l'APN entre les membres de la Commission des affaires étrangères, de la coopération et de l'émigration, le ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum et le Secrétaire d'Etat chargé de la communauté nationale et des compétences à l'étranger, de M. Rachid Bladehane.

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Le ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum a réitéré, lundi, les principes sous tendant la diplomatie algérienne, à savoir le respect de la souveraineté, l’indépendance et l’intégrité territoriale des Etats et la non-ingérence dans leurs affaires internes ainsi que le respect des règles de bon voisinage, soulignant l’intérêt particulier qu’elle accorde à l’Afrique, surtout à la région du Sahel et à son environnement immédiat.

M. Boukadoum a évoqué les positions de l’Algérie et l’action de sa diplomatie concernant nombre de questions d’actualité, dont la question du Sahara Occidental, la situation en Libye et la question palestinienne, affirmant que la diplomatie algérienne œuvre sur plusieurs axes à la matérialisation de ces grandes orientations, tout en accordant un intérêt particulier à l’Afrique, particulièrement au Sahel et à son environnement immédiat (Maroc, Méditerranée, Sahara Occidental, Europe et Monde arabe).

Dans ce sens, il a réitéré le soutien de l’Algérie au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et son appel à accélérer la désignation d’un nouveau Envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU au Sahara Occidental.

"L’Algérie poursuit ses efforts pour sensibiliser la Communauté internationale, particulièrement le Conseil de sécurité, à l’importance du traitement de cette question qui n’a que trop duré, avec le sérieux et la responsabilité nécessaires, à la lumière des décisions de la légalité internationale et de la doctrine de l’ONU en matière de décolonisation", a-t-il dit.

Concernant la Libye, le chef de la diplomatie algérienne a déclaré qu’ "en dépit des graves développements sur le terrain dans ce pays, l’Algérie, forte de la grande confiance que lui témoignent les parties libyennes" poursuit ses efforts pour atténuer les tensions et convaincre les différentes parties concernées de l’importance de reprendre le processus de règlement politique.

L’Algérie intensifiera ses contacts et ses efforts avec l'amélioration de la situation sanitaire mondiale pour encourager les Libyens à revenir à la table des négociations, a affirmé M. Boukadoum, précisant que l’Algérie suivait avec intérêt les différentes initiatives libyennes en faveur de la relance du processus politique.

Sur la question palestinienne, le ministre des AE a indiqué que l'Algérie continuait d'affirmer son soutien au droit inaliénable du peuple palestinien à l’établissement de son Etat indépendant avec El-Qods comme  capitale, à travers l’application des résolutions de la légalité internationale et le rejet de la politique du fait accompli.

Par ailleurs, la diplomatie algérienne attache "un intérêt particulier à la promotion de la dynamique de coopération, de partenariat et d'intégration au sein de tous les espaces auxquels elle apparient", a fait valoir M. Boukadoum.

A ce titre, elle "s’emploie à promouvoir l'intégration africaine en encourageant la coopération économique et les échanges commerciaux interafricains de même qu’elle s’attelle à renforcer la coopération dans les cadres maghrébin, arabe et islamique, tout en poursuivant sa coopération au sein des différents cadres méditerranéens", a encore rappelé le ministre.

Et d’ajouter que la diplomatie algérienne "prône une politique équilibrée et pragmatique dans ses relations avec les différents partenaires dans le cadre d’une approche gagnant-gagnant fondée sur le respect mutuel, la réciprocité et l’équilibre des intérêts. Le but étant de maximiser les opportunités de partenariat économique, de drainer les investissements étrangers, de promouvoir les exportations algériennes et de valoriser la destination Algérie en collaboration avec les différents secteurs concernés", a-t-il précisé.

Sur un autre registre, M. Boukadoum a souligné que les corps diplomatique et consulaire accordaient un intérêt particulier à la communauté et aux compétences algériennes établies à l'étranger.

M.Boukadoum a affirmé que "les secteurs de la Politique extérieure et de la Défense nationale doivent faire l'objet d'un consensus national à l’intérieur du pays», ajoutant: "il ne faut pas qu'il y ait des différends sur ces deux secteurs dont les prérogatives relèvent du Président de la République, comme c’est le cas dans tous les pays du monde".

«La direction de la politique extérieure bénéficie d'un intérêt soutenu au sein du programme global du renouveau national et d’édification d’une Algérie nouvelle», et ce, en accordant à notre pays "la place qui lui sied, dans le cadre des principes connus de la diplomatie algérienne, a-t-il soutenu.

A cet effet, le chef de la diplomatie algérienne a rappelé ces principes qui sont: «le respect de la souveraineté des pays, de leur indépendance et de leur intégrité territoriale, la non-ingérence dans les affaires internes des pays, le respect des règles de bon voisinage, le règlement pacifique des conflits et le soutien des causes justes».

«L’action diplomatique est adaptée sur la base de la tryptique:souveraineté, sécurité et développement " de façon à assurer «la défense des intérêts suprêmes de la Nation, la préservation de la sécurité nationale et la réalisation d'une décision souveraine et indépendante avec une meilleure exploitation des opportunités du partenariat et de coopération au service du développement ».

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 Le secrétaire d'Etat chargé de la communauté nationale et des compétences à l'étranger, Rachid Bladehane, a annoncé,er, la création d’un portail électronique pour l’inscription de plus de 25.000 experts algériens à l’étranger et ce en vue de leur intégration à «l’effort national visant le développement du pays ».

M. Bladehane a dit avoir présenté au Gouvernement le programme d’action de son département ministériel chargé des affaires de la communauté algérienne établie à l’étranger et oeuvrer à l'intégrer à «l’effort national visant le développement du pays», faisant état de «plus de 25.000 experts algériens établis à l’étranger spécialisés dans plusieurs domaines, notamment la médecine et les technologies modernes ».

 «Il a été décidé la création d’un portail électronique pour l’inscription de ces compétences pour tenter de créer un espace de communication entre cette catégorie et les établissements nationaux, dont universitaires »,

 a-t-il poursuivi, insistant sur la possibilité pour les compétences algériennes de participer aux différents projets proposés par les établissements nationaux.

 Il a affirmé, dans ce sens, que «des contacts ont été établis, deux jours auparavant, avec des experts algériens établis aux Etats unis, au Canada et en France », soulignant « la poursuite de l'établissement de contacts avec d’autres experts afin de leur permettre de servir leur pays ».

M. Bladehane a précisé, en outre, que « ces experts ont exprimé leur disponibilité à contribuer à l’effort national visant le développement du pays ».

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Concernant l’affaire des Algériens bloqués à l’étranger, le même responsable a fait savoir qu’il s’agit d’Algériens «qui ont voyagé à l’étranger pour différents motifs, avant d'être confrontés à cette situation difficile», affirmant que le Gouvernement «a consenti un effort important afin de les prendre en charge ».

 Il s'agit là de certains membres de la communauté algérienne à l’étranger qui ont exprimé la volonté de retourner au pays, mais le nombre important d’Algériens désireux de regagner le pays pose problème, a-t-il précisé.

 Evoquant le secrétariat d’Etat chargé de la communauté nationale établie à l'étranger, M. Bladehane a souligné que « sa création reflète l’intérêt affiché par l’Etat à cette communauté constituant un appui au processus national pour l’orientation de l’Algérie vers ce nouveau mode de synergie et d'interaction entre la communauté algérienne à l’étranger et le Gouvernement », ajoutant que cet intérêt «découle de la profonde conviction du président de la République de l'importante intégration de cette communauté à l’effort national visant le développement du pays ».

 

 

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